Les processus de fermeture et de réhabilitation constituent des éléments très importants du cycle de vie d’une mine. Pour nous, ce que nous laissons sur un site minier a autant d’importance que l’ouverture de ce site. Depuis les premières étapes de planification jusqu’au dernier voyage de camion, les opérations de fermeture et de réhabilitation des sites sont toujours sur notre radar car le contexte de notre secteur d’activité et nos pratiques d’extraction minière responsable évoluent avec le temps. Jusqu’à tout récemment, Chris Cormier était notre vice-président responsable des réhabilitations et des fermetures, mais cette année, il est passé des fermetures de mines à l’ouverture d’une nouvelle mine, sur le site du projet Coffee dans le Yukon, où il est maintenant directeur général de la mine. Chris a déjà plus de 20 années d’expérience dans l’industrie minière et chez Goldcorp. Avant sa mutation sur le site Coffee, nous lui avons demandé de nous dresser un bilan des activités de fermeture et de réhabilitation chez Goldcorp en 2017.

Au niveau des fermetures et des réhabilitations de sites miniers, quels ont été les principales réalisations et les principaux défis de Goldcorp en 2017? Quelles leçons avez-vous tirées de ces défis?

Le principal fait saillant de l’année 2017 pour l’équipe de fermeture et de réhabilitation fut la transition sécuritaire de la mine Marlin, laquelle est passée de l’état opérationnel à la phase de fermeture. Durant toutes ses années d’exploitation, la mine Marlin a beaucoup apporté à Goldcorp mais aussi à la communauté locale, puisqu’elle était une importante source de retombées sociales et économiques positives. De plus, elle contribuait aussi à la santé socio-économique régionale du Guatemala. C’est notamment pour ces raisons qu’il était extrêmement important pour nous que la fermeture de cette mine se fasse de manière socialement et environnementalement responsable.

Durant ce processus, nous avons découvert que pour faciliter la compréhension et l’acceptation des activités de fermeture au sein de la communauté locale, il faut une planification proactive, des communications transparentes et une mise en œuvre attentive. Ces ingrédients sont essentiels à la réussite de notre plan de fermeture.

Quelles ont été les principales difficultés que Goldcorp a dû surmonter pour terminer le processus de fermeture et signer la rétrocession des lieux fermés?

Le processus de fermeture d’une mine est complexe car il doit composer avec des délais incertains, des paramètres économiques, environnementaux et sociaux changeants, de nombreux intervenants et des relations diversifiées à entretenir. Nous sommes très fiers de notre engagement envers notre vision visant à « Créer ensemble de la valeur durable » et nous ne pouvons donc pas prendre une fermeture de mine à la légère. Même si nous faisons en sorte d’inclure le plan de fermeture d’un site le plus tôt possible dans la conception du projet, ou tout au moins lorsque nous prenons le contrôle opérationnel de la mine, il subsiste toujours de nombreux facteurs pouvant générer des défis imprévus.

Les autorités gouvernementales occupent une position unique. Elles nous demandent de protéger l’intérêt public mais aussi de soutenir un développement responsable des ressources. Compte tenu de cette relation, les autorités comprennent la complexité des sites miniers fermés et leurs propres obligations envers le public, ce qui les force à exécuter des vérifications diligentes continues, à améliorer les limites de conformité et appliquer les exigences de restitution avec la plus grande rigueur.

Cette situation est un peu semblable à notre engagement envers nos partenaires car nous avons l’obligation de faire en sorte que les risques associés au site fermé soient réduits à un niveau acceptable et que les terrains des lieux fermés soient entretenus jusqu’à ce qu’ils atteignent ou dépassent les objectifs de rendement à long terme.

Ce jeu complexe de relations peut conduire à des échéanciers de surveillance prolongés, accompagnés d’un dialogue continu, pour faire en sorte que tous comprennent les critères requis pour arriver à une restitution complète d’un site minier fermé, répondant aux besoins de toutes les parties concernées. Pour rétrocéder un site fermé avec succès et laisser un héritage positif, il faut des communications transparentes et un engagement à long terme.

Récemment, plusieurs médias ont parlé des aspects sociaux associés aux fermetures de mines. Est-ce que Goldcorp tient compte des aspects sociaux dans ses plans de fermeture de mine?

Oui, bien sûr. Nous accordons beaucoup d’importance aux aspects sociaux lorsque nous fermons une mine. Pour réussir la transition entre les opérations d’extraction et la fermeture, l’entreprise doit inclure dans les premières phases de planification de projet un solide plan de fermeture, très étoffé. L’entreprise doit aussi avoir une connaissance profonde du contexte local et établir de bonnes relations avec les communautés locales pour déterminer la meilleure façon de gérer la transition mais aussi toutes les activités qui précèdent.

Je vais revenir à un exemple récent dont nous sommes fiers, celui de la fermeture de la mine Marlin. Sur le site Marlin, notre objectif était de créer un héritage durable pour les communautés et les familles de la région qui durerait longtemps après notre départ. Sachant que 97 % des travailleurs de la mine étaient guatémaltèques, nous voulions aider à créer un bassin local de main-d’œuvre ayant des compétences utiles après la fermeture de la mine.

En repensant aux trois dernières années, depuis la constitution du groupe, comment décririez-vous le cheminement suivi par Goldcorp du point de vue des activités de fermeture et de réhabilitation de mines?

Durant les trois dernières années, Goldcorp a accordé de plus en plus d’importance aux fermetures dans toute l’organisation, ce qui s’applique à des fermetures en cours (El Sauzal et Marlin) mais aussi aux 33 sites qui se trouvent à différents niveaux d’attention et d’entretien.

La planification des fermetures, ainsi que les activités de réhabilitation avant et après la production, constituent des priorités beaucoup plus visibles. Chaque site maîtrise beaucoup mieux les estimations de coûts de fermeture et de réhabilitation, en se basant sur des modèles normalisés, afin que les décisions de fermeture et de réhabilitation soient mieux éclairées dans le futur. Talking Mine Closure with Chris Cormier, Vice President, Reclamation and Closure1

Pour en savoir plus sur le point de vue de Chris Cormier sur les fermetures et réhabilitations de mines, consultez notre Rapport de développement durable 2017, lequel contient une série complète de questions et réponses.

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