On le sait peu, mais ce n’est pas un orignal que l’on retrouve sur le revers de la pièce canadienne de vingt-cinq cents, c’est un caribou! Les caribous (aussi appelés rennes) font partie intégrante de l’héritage autochtone canadien, ainsi que des écosystèmes du Nord. Ces membres de la famille des cervidés furent autrefois l’espèce d’animal sauvage la plus répandue au Canada. Aujourd’hui, leur population a fortement diminué, de plus de 90 % pour certaines hardes. Le changement climatique, l’augmentation du développement de l’habitat, et la mauvaise planification de l’utilisation des terrains ont grandement contribué au déclin continu des caribous. La plupart des caribous de l’Arctique migrent, ce qui les expose à des défis de préservation de leur habitat lorsqu’ils sont confrontés à l’exploration et le développement miniers.

Située dans le centre et l’est de l’Alaska, et dans le centre et l’ouest du Yukon, la harde de caribous de Fortymile, des caribous migrateurs, était l’une des plus importantes hardes d’Amérique du Nord. Dans les années 1920, la harde de Fortymile a été estimée entre 260 000 et 569 000 animaux. Leur secteur recouvrait de grandes zones en Alaska et dans le Yukon. Au cours des décennies suivantes, la harde a connu un déclin considérable pour atteindre son minimum en 1973 avec entre 5 740 et 8 610 caribous. En conséquence, la harde avait quasiment disparu du Yukon, où aucun animal n’y a été vu entre 1976 et 1984.

En 1993, une équipe de rétablissement internationale a été créée pour lancer le rétablissement de la harde à son niveau d’origine. L’équipe était composée de représentants de Tr’ondëk Hwëch’in (administration locale des Premières Nations), des comités de conseil pour la pêche et la chasse en Alaska, de représentants gouvernementaux du Yukon et de l’Alaska, de groupes d’utilisateurs, et d’autres groupes des Premières Nations. En 1995, l’équipe a présenté un plan de rétablissement sur cinq ans visant à promouvoir la croissance de la harde en réduisant les récoltes, en gérant l’habitat et les prédateurs, et en sensibilisant le public. En 2001, la harde avait augmenté de 78 %, et en 2010, le ministère de pêche et de chasse d’Alaska estimait que la taille de la harde était d’environ 51 675 caribous. En 2013, la harde de Fortymile avait repris l’occupation de grandes zones de son secteur historique dans le Yukon. Les résultats du relevé de 2017 montraient que la harde continuait de grandir en taille, avec un nombre de caribous s’élevant approximativement à 71 000.

La harde de caribous de Fortymile migre dans la zone du projet Coffee de Goldcorp dans le Yukon. En conséquence, nous avons contribué en fournissant des données substantielles ainsi que de la surveillance pour participer aux efforts existants de Environnement Yukon et de Tr’ondëk Hwëch’in. Avec les conseils de Environmental Dynamics Inc. (EDI), nous avons organisé des relevés d’ongulés hivernaux, une modélisation de l’habitat collaborative en utilisant les données obtenues grâce aux colliers des caribous, des analyses de l’utilisation de l’habitat hivernal et de l’alimentation, des captures photographiques à distance, et des rapports sur la faune sauvage provenant d’employés sur le terrain et d’entrepreneurs.

À l’avenir, nous nous sommes également engagés à surveiller la répartition des caribous, l’utilisation de l’habitat et les tendances migratoires dans la zone du projet Coffee grâce à l’utilisation de relevés aériens, de schémas de surveillance et d’analyse des données des colliers obtenues par satellite.

Le rétablissement et la préservation de la harde de caribous de Fortymile sont une formidable réussite pour le Yukon et l’Alaska, et nous souhaitons que cette réussite se poursuive le temps de l’exploitation du projet Coffee, mais aussi au-delà. Notre collaboration dans le Yukon pour la préservation de l’habitat des caribous est un exemple de notre engagement envers nos priorités d’objectifs de développement durable sur la biodiversité et du Principe 7 du Conseil international des mines et des métaux (CIMM), dont nous sommes membre, qui stipule qu’il faut contribuer à favoriser la préservation de la biodiversité et les approches intégrées pour la planification de l’utilisation des terrains. Consultez notre rapport 2016 sur le développement durable pour en savoir plus sur notre engagement envers les principes du CIMM et les objectifs de développement durable.

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