En sa qualité d’une des mines en opération les plus anciennes au Canada, Porcupine Gold Mines (PGM) fait partie intégrante de la communauté de Timmins, en Ontario, depuis 1910.  Une partie de son engagement comprend une grande préoccupation accordée à la conservation de l’eau et à sa préservation pour réduire son impact environnemental.

Au cours des dernières années, PGM a réduit de façon exceptionnelle sa dépendance à l’eau douce provenant du lac Porcupine à proximité, en prenant des mesures importantes pour la réutilisation des eaux de traitement et pour aider Goldcorp à réaliser sa vision Objectif zéro eau.

Du point de vue historique, 22 % des eaux usées pour le traitement du minerai à l’installation de broyage de Dome de PGM étaient de l’eau douce pompée du lac Porcupine.

L’équipe du broyage avait le sentiment que l’opération pouvait en faire plus en récupérant les eaux de traitement utilisées à l’usine. En 2012, elle a proposé un projet 100 % d’eau récupérée pour réutiliser autant d’eau douce que possible pour le traitement du minerai, ce qui devait minimiser l’apport en eau douce depuis le lac et réduire la nécessité de traiter et de décharger les eaux à partir de l’usine d’épuration des eaux usées.

« Avant ce projet, c’était plus ou moins une première pour une opération de développement aux abords d’une mine existante d’utiliser 100 % d’eau récupérée », a indiqué Gerry Stinson, directeur de l’usine PGM.

Reconnaissant que le projet 100 % d’eau récupérée aurait un impact sur presque tous les aspects des opérations, une équipe interfonctionnelle comprenant des membres du service environnemental, des groupes d’exploitation et de métallurgie, et du service d’entretien, a été mise sur pied pour superviser l’initiative.

« Le travail d’équipe a fait partie intégrante du succès de ce projet », a-t-il déclaré.  « Lorsqu’on examine l’ensemble du spectre des activités impliquées, la seule manière de rendre cela possible était de réunir des gens de chaque opération dès le départ. »

Le défi impliquait la reconfiguration du circuit d’eau de l’usine pour accepter 100 % d’eau récupérée sans créer d’impact pour le traitement du minerai et en maintenant un approvisionnement possible en eau douce pour la lutte contre les incendies. Les conduites d’eau stagnante auraient gelé en hiver si elles avaient été laissées sans drainage, et l’eau pour la lutte contre les incendies devait être disponible sur demande.  Pour la lutte contre les incendies, l’équipe a proposé une boucle de recirculation spécifique sur la conduite du lac Porcupine qui retournerait l’eau directement au lac d’approvisionnement.

Étant donné que l’eau douce pour la lutte contre les incendies était renvoyée au bassin hydrologique, l’équipe devait d’abord obtenir un amendement au permis environnemental de la mine auprès du ministère de l’Environnement de l’Ontario.

Une fois l’amendement obtenu, l’équipe a imaginé une configuration de récupération de l’eau pour l’installation de broyage de Dome. Pour prouver la faisabilité d’exploiter l’installation de broyage en utilisant uniquement de l’eau récupérée sans aucun effet nocif sur le traitement du minerai, un essai de trois mois a été réalisé permettant de valider le concept de la non utilisation d’eau douce.

Des modifications permanentes ont été apportées à l’installation de broyage au début de 2014, y compris de nouvelles conduites, des vannes et l’attribution à d’autres fins des anciens réservoirs d’eau. Les conduites d’eau depuis le lac Porcupine vers l’installation de broyage et le réservoir de lutte contre les incendies ont été mis à jour pour assurer une opération de pompage continue pour éviter que les conduites d’eau ne gèlent en hiver et la disponibilité d’eau douce toute l’année en cas d’urgence, comme pour les incendies.

Deux réservoirs d’eau douce remis à neuf dans l’installation de broyage, comptant sur une capacité totale de 800 mètres cubes, sont maintenant utilisés pour stocker de l’eau récupérée, avec un débit et des niveaux gérés automatiquement par des compteurs de débit et des robinets de commande programmables.

Le coût total des modifications était d’environ 170 000 $, et cela a entraîné un rendement du capital investi considérable.  Une fois le projet établi et fonctionnel, l’utilisation mensuelle moyenne d’eau douce a diminué de plus de 100 000 mètres cubes et les coûts de traitement ont diminué d’environ 500 000 dollars par an.  Depuis que le projet 100 % eau récupérée a été mis en œuvre, l’utilisation d’eau douce provenant du lac par once d’or récupérée a diminué de façon remarquable pour passer de 5,86 mètres cubes en 2012 à 0,09 mètre cube en 2016.

Avec moins d’eau stockée dans le bassin de résidus, un bassin de retenue de moins était nécessaire, ce qui a permis à la mine d’économiser environ 7,5 millions de dollars.

Globalement, 99,6 % de l’eau usée à l’installation de broyage de Dome est maintenant récupérée, ce qui optimise de façon considérable l’utilisation de l’eau et réduit l’impact environnemental de la mine.

« L’intention de la stratégie Objectif zéro eau de Goldcorp est de repousser les limites de nos opérations pour obtenir des résultats comme ceux-ci », a déclaré Stephanie Thibeault, coordinatrice environnementale principale à PGM. « Ce projet reflète réellement l’état d’esprit de l’initiative Objectif zéro eau de Goldcorp. »

« C’est un projet très ambitieux », a confirmé Stinson.  « Nous sommes tous très fiers de ce que nous avons réussi du point de vue opérationnel, environnemental et particulièrement communautaire.

« Le lac Porcupine joue un rôle central dans la communauté », a-t-il ajouté.  « Les résidents vivent du lac et l’utilisent régulièrement à des fins récréatives. C’est un parfait exemple démontrant comment penser de façon non conventionnelle a permis d’améliorer l’efficacité opérationnelle et de réduire notre empreinte hydrologique pour le bénéfice de tous dans notre communauté. »

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