Aujourd’hui, pour la Journée internationale de la Terre nourricière, nous sommes amenés à nous rappeler que ce sont la Terre et ses éco-systèmes qui nous apportent la vie et la subsistance. Nous dépendons de petites créatures, telles que les papillons, guêpes et mouches, et plus particulièrement les abeilles, pour la pollinisation des cultures qui constituent un tiers de toute notre nourriture. Un monde sans abeilles serait une catastrophe. Les abeilles jouent aussi un rôle important dans le processus de réhabilitation de Goldcorp, car elles sont capables de polliniser et d’améliorer nos efforts pour replanter.

Les abeilles à miel ont été introduites sur le site de réhabilitation Coniaurum de Porcupine en 2008 pour promouvoir la pollinisation et le développement des plantes. Le paysage s’est développé et le nombre de colonies d’abeilles a augmenté, ainsi que la production de miel. Cependant, les longs mois d’hiver du nord de l’Ontario ont eu un impact considérable sur le déclin des populations locales d’abeilles.

Pour résoudre ce problème, quatre écoles locales ont participé à une compétition financée par Goldcorp dont l’objectif était de créer une ruche qui puisse résister aux longs hivers et améliorer le taux de survie des abeilles. Le projet appuyait également le curriculum qui a pour but d’offrir aux élèves l’occasion de concevoir et de créer un produit pour proposer des services à plusieurs domaines technologiques ou secteurs d’activités, tout en sensibilisant aux problèmes environnementaux et sociaux. Les équipes d’élèves de l’école secondaire Roland Michener, de l’école Secondaire Catholique Thériault, de l’école secondaire et de formation professionnelle de Timmins, et l’école secondaire O’Gorman ont cherché à concevoir et à construire des ruches isolées, sur les conseils de René Bertrand, qui dirige l’association d’apiculture écologique de Timmins (Timmins Ecological Beekeeping Association (TEBA)).

Les écoles ont présenté leurs produits finis le 31 mars 2017. L’école secondaire O’Gorman a reçu 250 $ pour la meilleure préparation, l’école Thériault est repartie avec 250 $ pour avoir le mieux utilisé les matériaux. D’autres prix seront remis plus tard car TEBA continue de surveiller les ruches pendant l’été, et la ruche avec le plus de miel recevra 500 $, celle qui atteindra le plus rapidement un certain nombre d’abeilles recevra 500 $, et 1 500 $ seront remis à la ruche dont les abeilles auront survécu à l’hiver.

René Bertrand a été impressionné par les recherches et les ruches créées par les élèves, et a même fait remarquer que l’une des ruches pourrait être la future ruche pour le nord de l’Ontario. « Si 60 % des abeilles ont survécu à l’hiver à Timmins, je n’aurais plus besoin d’aller en acheter d’autres au sud en courant le risque de rapporter des maladies au nord », a déclaré René Bertrand.

Brian Neeley, le gestionnaire en développement durable de Porcupine a déclaré : « Le projet avec les élèves des écoles secondaires locales permettra de sensibiliser à la population d’abeilles et à ce que nous faisons avec les abeilles, mais cela permettra aussi de développer et d’essayer de trouver des personnes qui réfléchiront plus tard à trouver une solution aux faibles taux de survie des abeilles à Timmins pendant l’hiver ».

Avec le déclin des populations d’abeilles partout dans le monde, ce projet a des implications encore plus importantes. René Bertrand aimerait voir plus d’investissement dans la recherche pour la survie des abeilles l’hiver. « Ce n’est pas un gros problème pour le moment car l’agriculture n’est pas suffisamment développée dans cette région pour le moment, mais si nous avions de l’argent pour chercher à savoir ce qui garde nos abeilles en vie pendant l’hiver, cela ferait une grosse différence. »

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